Les Coréens sont connus pour la qualité de leurs soins de la peau. Les Danois sont les spécialistes du prêt-à-porter écoresponsable. Et désormais, les Arabes sont reconnus pour l’excellence de leurs parfums. À tel point que les enseignes arabes pourraient bientôt détrôner les marques de luxe françaises. Sur les réseaux sociaux, l’engouement pour les fragrances arabes explose depuis quelques mois. Des spécialistes analysent ce succès fulgurant dans les colonnes de HLN.

La parfumerie arabe en général s’est développée différemment de la parfumerie occidentale ou française”, explique le parfumeur Maxime Bocxtaele dans les colonnes de HLN. “Leurs premiers parfums remontent à l’Égypte ancienne, alors que la parfumerie dans notre partie du monde n’a connu un essor qu’à partir de la Renaissance.

“Les jeunes femmes sont aussi très intéressées par le fait que les parfums affichent des prix tels que 40 euros, avec une odeur qui va durer pas moins de 12 heures.” Mais selon l’expert, les prix au sein d’une même marque peuvent varier considérablement. Le parfum arabe Ajmal, par exemple, qui a un flacon à 13 euros et un autre à 200 euros.” Comment l’expliquer? “Pour les vrais ingrédients orientaux naturels, vous payez naturellement un peu plus cher. Par exemple, pour un petit flacon d’un oudh spécial, vous pouvez facilement payer 300 à 600 euros”, détaille Nadir Matin.

“Les parfums arabes bon marché sont plus souvent composés de produits chimiques et de versions synthétiques des ingrédients d’origine”, prévient Mme Matin. “L’huile peut être fabriquée avec de l’eau ou de l’alcool. Ce qui n’est pas idéal, car l’alcool assèche la peau. Par conséquent, même si le parfum sent très fort, il s’estompe plus rapidement”. Les flacons de parfum arabe sont également très différents : plus petits et plus colorés. “Les parfums à la française travaillent souvent avec des flacons transparents et ajoutent ensuite du colorant. Mais cela nuit à la qualité du parfum.”

Le nombre de “vraies” marques arabes en Occident reste toutefois très limité. “En Belgique, on n’en trouve encore qu’une poignée, car les réglementations sur ce qui est autorisé ou non dans les parfums sont souvent beaucoup plus strictes en Europe”, conclut Maxime Bocxtaele.